Il n'est pas si loin le temps des calèches, diligences, cheval ou tout simplement nos petits petons. Juste un bon siècle de passé et lorsque notre modernisme nous lâche, nous sommes perdus, déboussolés. Ce qui était le quotidien d'avant devient l'épopée d'aujourd'hui.

Pendant des milliers d'années, seuls les moyens écologiques permettaient de traverser le monde de part et d'autres. Mais voilà aujourd'hui, ce qu'on faisait en plusieurs semaines doit être fait en à peine quelques heures. Fini le temps des relais pour changer les chevaux. Fini les étapes passées d'auberge en auberge. Fini les chemins cabossés où le danger menace à chaque pas. Aujourd'hui, on se pointe à telle heure à tel endroit et le temps d'une sieste, on se retrouve à l'autre bout du monde.

Mais si autrefois le danger résidait dans les brigands, le mauvais temps ou encore l'inconnu des terres, aujourd'hui le danger provient des grèves, d'un volcan et d'une fâcheuse tendance à l'exagération décisionnelle. Aujourd'hui on est tout simplement victime de notre modernisme...